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Secteurs porteurs


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Secteur Agricole


La Côte d’Ivoire a atteint de remarquables résultats en matière de développement agricole. Pour plusieurs de ses productions (notamment d’exportation), elle se trouve située à des rangs mondiaux et africains plus qu’enviables.

Les cultures du cacao et du café occupent à elles seules plus de 75% des terres consacrées aux cultures de rente avec une prédominance du cacao (56%). A cet effet, la Côte d’Ivoire occupe respectivement le 1er rang mondial et le 3ème rang africain.

Le coton, le palmier à huile, l’anacardier et l’hévéa occupent 23% des superficies.

Les autres cultures de rente (cocotier, banane, etc.), n’occupent que 2% des superficies.

  • Café 

Ce secteur offre les opportunités suivantes : 

En 2002, la production de café était de 300.000 tonnes avec environ 440.000 planteurs exploitant 1.300.000 hectares. Elle n’a cessé de connaître une chute vertigineuse depuis quelques années pour atteindre son plus bas niveau en 2008. Mais à partir de 2009 le café renoue avec son niveau habituel grâce aux bonnes conditions climatiques et à l’entretien des vergers. La production en 2009 atteint 144 716 Tonnes contre 67 610 Tonnes en 2008. 

  • Cacao

La production annuelle de cacao augmente de 14.7% et s’établit à 1 304 494 tonnes en 2009  après s’être repliée de 12.8% en 2008. Cette production est assurée par environ 600.000 planteurs exploitant 2.500.000 hectares avec un rendement moyen de l’ordre de 500 à 600 kg/ha. Le système de cacao culture le plus largement répandu dans la zone forestière est celui de la petite exploitation extensive et familiale avec une taille des exploitations variant entre 1 et 1,5 ha.

  • Palmier à huile

Deux types d’exploitation : 

- les exploitations industrielles, bénéficiant de moyens techniques et financiers. Elles appartiennent à de grands groupes agro-industriels. Le rendement moyen est de 10 t/ha.

- Les exploitations villageoises, bénéficiant de moyens plus réduits, représentent 75% de la superficie totale (200.000 hectares) de la palmeraie ivoirienne. Le rendement est de l’ordre de 5 à 7t/ha.

En 2004, la production a été de 1.378.826 tonnes de régimes et 292.278 tonnes d’huile brute de palme. En 2009, elle est de 394431.6 Tonnes d’huile soit un taux d’accroissement de 9.8%.

  • Hévéa

En hévéaculture, on distingue les plantations industrielles appartenant aux grandes entreprises privées et les plantations villageoises. Les rendements moyens de caoutchouc sec obtenus sur l’ensemble des plantations se situent autour de 1,2 t/ha pour les plantations villageoises et 1,7 t/ha pour les plantations industrielles contre 2 à 2,5 t/ha obtenues en station de recherche.

La superficie totale avoisine actuellement les 110.000 ha dont 53 % de plantations industrielles et 4,7% de plantations villageoises. La production du caoutchouc augmente de 4.1% et s’affiche à 202 094 Tonnes en 2009 en raison de l’extension des surfaces cultivées grâce à la bonne tenue des cours pendant ces dernières années.

Les évolutions pour ces deux produits sont attribuables aux investissements réalisés, à l’entretien des surfaces cultivées et à l’amélioration des pratiques culturales.

  • Coton

Le coton, essentiellement pluvial, est cultivé sur près de 300.000 hectares principalement dans la zone des savanes, et occupe 150.000 planteurs chaque année.

La production de fibre a atteint le niveau record de 177.000 tonnes en 1999/2000 avec un taux moyen d’égrenage de l’ordre de 43,50% figurant parmi les meilleurs taux d’égrenage au monde. 

Aujourd’hui, cette production renoue avec les bonnes performances grâce à une subvention de l’Etat aux producteurs et s’établit à 140 611 Tonnes.

  • Canne à sucre

La production ivoirienne de canne à sucre est essentiellement industrielle. Les exploitations sont conduites en culture pure avec irrigation. La production de 2009 connaît une hausse de 8.8% et s’affiche à 168 414 Tonnes.

Cette production est le fait de deux sociétés agro-industrielles.

  • Anacarde

L’anacarde se cultive dans la moitié Nord de la Côte d’Ivoire. Les superficies emblavées sont de petites tailles généralement comprises entre 0,5-4 ha. Environ 250 000 exploitants cultivent cette spéculation sur un ensemble de 750.000 ha. La production de 2009 enregistre une hausse de 9% et s’établit à 340 318T. Toutefois les rendements  compris entre 240 et 600 kg/ha, sont encore loin des performances enregistrées dans des pays comme la Guinée Bissau où il atteint 1.200 kg/ha. Cette contre-performance est due à la non utilisation à grande échelle de matériel sélectionné et performant.

  • Ananas

La culture de l’ananas est le fait de petits planteurs et de grands groupes agro-industriels. Les petits planteurs disposent de très peu de moyens financiers et sont installés sur de petites exploitations (0,5 à 1 ha). 

La production en 2009 chute de 21.3% pour s’établir à 77 Ils produisent 60% des ananas exportés. Les rendements moyens obtenus sont de 25 à 30 t/ha. Les grands groupes agro-industriels, disposant de moyens matériels et financiers importants, exploitent des superficies généralement supérieures à 50 ha. Leur niveau de technicité élevé leur permet d’atteindre 50 t/ha proche du potentiel variétal actuel (60 t/ha).

776 T.  

  • Banane

La production actuelle est essentiellement assurée par des grands groupes agro-industriels représentant des multinationales de bananes. Ces groupes pratiquent la culture intensive avec les moyens importants : installation de système d’irrigation, apport d’intrants (engrais et produits phytosanitaires) et peuvent se mettre en conformité avec les nouvelles réglementations en matière de commerce international.

La production a pratiquement doublé sur la période de 1997 à 2004 passant de 116.000 tonnes/an à 229.000 tonnes / an sur des superficies de plus en plus réduites (100.00 ha en 1977 à 6.000 ha depuis 1999). En 2009, elle enregistre un retrait de 2.8% et s’établit à 285 602 T.

 

Ces deux spéculations sont confrontées au manque d’investissement, mais surtout à la forte concurrence des pays latino-américains.

  • Les productions horticoles ornementales

L’horticulture ornementale ivoirienne actuelle concerne les plantes vertes (1.200 tonnes), les fleurs coupées (2.000 tonnes) et les feuillages. Le secteur s’est développé grâce aux initiatives privées. On note deux catégories d’opérateurs : les gros exploitants au nombre de 17 pour 720 hectares en plein air et 20 hectares sous ombrières et les petits producteurs au nombre de 43, regroupés au sein d’une coopérative dénommée FLORACI, qui exploitent environ 140 hectares. L’exportation annuelle est estimée à 1.300 tonnes. L’horticulture ornementale se pratique dans la moitié sud surtout dans les environs d’Abidjan.

 

Les travaux en cours du schéma directeur de développement industriel (SDI, programme en cours soutenu par l’ONUDI et la BAD) mettent en exergue un énorme potentiel agricole insuffisamment exploité par l’industrie de transformation. Les taux de transformation des matières premières les plus élevé sont estimés à environ 20% dans la filière cacao et 8% pour le café contre moins de 5% dans les autres filières. L’intensification et la diversification des activités productives dans ce domaine mais aussi dans les filières intermédiaires (emballages, matériaux de construction, pièces de rechange, etc.), peut constituer un potentiel de développement des investissements privés.